Une Citroën GS bleue garée sur une rue résidentielle au coucher du soleil

Citroën GS : essais, avis, annonces et évolution

L’essentiel à retenir :

La Citroën GS a marqué son époque avec près de 1,9 million d’exemplaires produits entre 1970 et 1981, grâce à son moteur boxer refroidi par air et sa suspension hydropneumatique innovante. Véritable pionnière, elle a obtenu le titre prestigieux de voiture européenne de l’année 1971 et s’est imposée par son confort et son aérodynamisme remarquables.

Quel est le réel impact de la Citroën GS sur l’univers des voitures familiales des années 1970 ? Confrontée à une concurrence intense, cette gamme a relevé le défi d’allier innovation mécanique et praticité, notamment via son système unique de suspension hydropneumatique. Les évolutions des motorisations et des transmissions témoignent de la volonté d’adapter la GS aux attentes des conducteurs. En suivant son parcours, on comprend mieux l’apport technique et la valeur patrimoniale qui font encore la renommée des Citroën GS aujourd’hui.

Citroën GS : Genèse et évolutions clés

Contexte et naissance de la GS

La Citroën GS est née dans un contexte de forte concurrence sur le segment des voitures familiales de taille moyenne. Dès les années 1960, Citroën souhaitait combler un vide entre ses modèles populaires comme la 2 CV et les grandes berlines comme la DS. Le projet initial, connu sous le nom de “projet G”, a permis de lancer une voiture dotée d’innovations majeures pour l’époque, notamment la suspension hydropneumatique dérivée de celle de la DS.

En 1970, la GS fait son apparition officielle et surprend par son aérodynamisme et son confort exceptionnels, ce qui lui valut d’être élue voiture européenne de l’année en 1971. Son design fluide signe la volonté de la marque d’innover sans renier sur la praticité. Pour en savoir plus sur ce modèle emblématique, Découvrez la DS5.

Évolutions majeures durant la production

La production de la GS s’est étendue de 1970 à 1981, pour atteindre près de 1,9 million d’exemplaires, ce qui témoigne de l’engouement pour ce modèle. En 1979, la gamme évolue avec l’arrivée de la GSA, qui propose notamment un hayon arrière pour plus de modularité et une ergonomie repensée.

Les différentes séries se sont succédé avec des améliorations au niveau de la fiabilité mécanique et de la finition. La GS basculera de moteurs 1 015 cm3 vers des versions plus puissantes de 1 299 cm3, améliorant ainsi le comportement routier et la consommation. La GSA, fabriquée jusqu’en 1986, prolongera la carrière de ce modèle iconique.

Motorisations et transmissions GS/GSA

Les moteurs boxer série G

La GS est équipée d’un moteur 4-cylindres à plat, appelé moteur boxer série G, refroidi par air, spécifique à Citroën. Les cylindrées évoluent de 1 015 cm3 à 1 299 cm3, délivrant entre 55 et 65 chevaux DIN. Ce moteur se distingue par une distribution à double arbre à cames en tête commandée par courroie crantée, une innovation qui assure un fonctionnement silencieux et une bonne fiabilité si l’entretien est respecté.

Un point technique important rarement expliqué est l’impact des traitements de surface sur la longévité des arbres à cames : une meilleure finition a permis de limiter l’usure prématurée, problème initial sur certains modèles des premières années.

Transmission et boîtes de vitesses

La GS dispose d’une transmission traction avant, couplée d’abord à une boîte manuelle à 4 rapports. Plus tard, la boîte à 5 rapports équipera les versions GSA, améliorant le dynamisme et les reprises.

Il existe également une option boîte automatique semi-automatique 3 rapports, baptisée C-Matic à partir de 1975, permettant une conduite plus douce mais pénalisant légèrement la consommation. Le coût d’intervention pour un remplacement moteur ou l’embrayage complet peut atteindre 8,8 heures de main-d’œuvre, information précieuse pour les restaurateurs.

Conduite et entretien pratique

Expérience de conduite et comportement dynamique

La GS offre une direction non assistée précise et légère dès que la voiture est en mouvement grâce à une crémaillère ingénieuse avec pivot dans l’axe des roues. La suspension hydropneumatique garantit un confort de haut niveau et une tenue de route très stable, même sur des routes difficiles.

Le freinage à haute pression, avec 4 disques assistés, apporte puissance et précision. Le frein de stationnement est à câbles, mais nécessite un réglage manuel régulier pour compenser l’usure. Les pneus étroits et hauts (145/80 R15) favorisent une bonne adhérence par temps humide et une réduction des vibrations.

Entretien et maintenance

Le moteur boxer est réputé pour sa simplicité mécanique, sans joint de culasse ni liquide de refroidissement, ce qui réduit considérablement les risques de pannes liées aux surchauffes ou fuites. Le remplacement des bougies est simple grâce à un accès spécifique sous un carénage. Ce type de moteur est souvent associé à un moteur boxer refroidi par air qui présente plusieurs avantages en termes de simplicité et d’entretien.

Le système d’embrayage et certains silentblocs exigent néanmoins une dépose complète du moteur, ce qui engendre un coût de main-d’œuvre non négligeable. En moyenne, cette opération complexe mobilise près de 9 heures d’atelier. Le soin apporté au traitement des surfaces moteur a corrigé les premiers soucis d’usure rapide des arbres à cames.

Un petit conseil : en hiver, il est conseillé d’installer un écran de calandre partiel pour limiter le flux d’air et préserver la température moteur, garantissant une meilleure performance, surtout en climat froid.

Le mot de l’auteur
“Pour tirer le meilleur de votre Citroën GS, un entretien rigoureux de la courroie de distribution et une attention particulière à la suspension hydropneumatique sont essentiels.”

Châssis, carrosserie et dimensions

Structure et carrosserie

La GS possède une caisse monobloc innovante avec un empattement généreux de 2 550 mm qui garantit une habitabilité correcte. Le châssis de la voiture intègre une suspension hydropneumatique oléopneumatique simplifiée, assurant un excellent confort en toutes circonstances. Certains amateurs s’intéressent également à histoire de la Citroën traction avant, qui a marqué l’histoire de l’automobile française.

Les freins à disques sont montés en « inboard » sur les trains avant, ce qui réduit la masse non suspendue au bénéfice de la tenue de route. La carrosserie aéro-dynamique présente un coefficient de traînée Cx de 0,361 sur les GS classiques et améliore la consommation réelle, avec un impact notable de près de 0,4 litre aux 100 km selon la configuration et la vitesse.

Dimensions et praticité

Avec une longueur entre 4,12 et 4,20 m pour une largeur d’environ 1,62 m et une hauteur d’1,35 m, la GS reste compacte pour sa catégorie tout en offrant un coffre accessible et fonctionnel, notamment grâce à un hayon sur les modèles GSA. Son poids modéré, autour de 900 à 950 kg, favorise agilité et économie de carburant.

Le break et les versions commerciales offrent une modularité renforcée, idéale pour les familles ou les professionnels recherchant volume sans sacrifier le confort ni la dynamique du véhicule.

Chiffres et héritage de Citroën GS

Production et succès commercial

La Citroën GS et GSA totalisent un peu moins de 2,5 millions d’exemplaires produits entre 1970 et 1986, ce qui en fait la troisième voiture la plus vendue en France dans sa catégorie dans les années 1970–1980. En 1978, la GS s’impose encore comme la voiture française moyenne la plus produite avec près de 260 000 unités.

La version Birotor, bien que peu diffusée avec seulement 846 exemplaires, est un témoignage de l’audace technique de Citroën, bien qu’elle ait souffert d’une consommation excessive et de problèmes mécaniques.

Valeur patrimoniale et marché actuel

Les Citroën GS et GSA restent recherchées par les collectionneurs passionnés, notamment pour leur design unique et leur innovation mécanique. Sur le marché des youngtimers, les prix varient selon l’état et la motorisation, avec des versions 1,3 L GSA souvent plus accessibles.

Un point d’attention pour les acheteurs est la corrosion au niveau du soubassement, qui devra être contrôlée, ainsi que la vérification de la suspension hydropneumatique, dont la maintenance peut nécessiter un budget spécifique.

Héritage technique

La GS a marqué l’histoire automobile avec son confort, son aérodynamisme et son moteur boxer à refroidissement par air, qui a inspiré certains constructeurs. Son concept de suspension hydropneumatique et de freinage assisté se retrouve dans plusieurs modèles Citroën ultérieurs.

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FAQ — Citroën gs

Quelle est la puissance d'une Citroën GS ?

La puissance d'une Citroën GS varie selon le moteur. Elle délivre entre 55 et 65 chevaux DIN, principalement grâce à son moteur boxer à refroidissement par air, avec des cylindrées allant de 1 015 cm³ à 1 299 cm³.

GS ça veut dire quoi ?

GS signifie "Grand Série", un nom choisi par Citroën pour désigner une gamme intermédiaire entre la 2 CV et la DS, destinée à combler le segment des voitures familiales moyennes.

Quel est le prix d'une voiture GS ?

Le prix d'une Citroën GS sur le marché actuel dépend de l'état, la motorisation et la version. Les GSA 1,3 L sont souvent les plus accessibles, mais la corrosion et l’entretien de la suspension hydropneumatique peuvent influencer le coût total.

Quelle est la motorisation de la Citroën GS ?

La Citroën GS est motorisée par un moteur boxer 4 cylindres à plat, refroidi par air, avec des cylindrées évoluant de 1 015 à 1 299 cm³. Une version Birotor rotative a également été produite en quantité limitée.

Quels sont les principaux avantages du moteur boxer de la Citroën GS ?

Les principaux avantages du moteur boxer de la Citroën GS sont sa simplicité mécanique et son refroidissement par air, qui éliminent les risques de surchauffe et fuites. Sa distribution à double arbre à cames et sa courroie crantée assurent aussi un fonctionnement silencieux.

Quels conseils pour l'entretien de la suspension hydropneumatique ?

L’entretien de la suspension hydropneumatique de la GS requiert une attention régulière, notamment pour éviter les fuites et garantir le confort. Un contrôle périodique et le remplacement des composants spécifiques sont essentiels pour préserver la tenue de route et la stabilité.

Passionné par les voitures et la moto, Hervé Lessage rédige des articles approfondis sur des sujets variés, allant des véhicules électriques aux innovations en matière de sécurité et d’accessoires pour différents modes de transport. Ses écrits sont caractérisés par une analyse rigoureuse et une capacité à rendre accessibles des concepts complexes, offrant ainsi aux lecteurs des perspectives éclairées sur les tendances actuelles et futures de la mobilité.

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