Pourquoi cette voiture culte fait aujourd’hui grincer des dents partout en France

À tous ceux dont le cœur bat plus vite au seul bruit d’un bicylindre pétaradant, la 2 CV évoque bien plus qu’un capot et quatre roues : c’est une philosophie, une madeleine de Proust sur pneus, mais aujourd’hui, cet amour absolu a parfois une arrière-goût de grincements… Un art de vivre, certes, mais qui divise !

Une icône hexagonale au destin hors normes

  • La 2 CV n’est pas une simple voiture. On la surnomme carrément « un art de vivre », rien que ça !
  • En soufflant ses 70 bougies cette année, elle continue d’attirer l’admiration (et quelques soupirs).
  • Lancée au Salon de l’auto en 1948, la 2 CV est restée au catalogue pendant plus de 42 ans, jusqu’en 1990. Plus de 5 millions d’exemplaires produits, sans compter ses cousines, la Méhari et la Dyane. Quelle famille !

Au départ, la 2 CV n’était destinée qu’aux ruraux, conçue pour traverser un champ sans casser d’œufs dans son panier – tout un programme. Mais dès les années 1950, la Citroën bifurque vers la ville : adoptée en masse par les citadins, la 2 CV conquiert tous les milieux.

Légende et mythe populaire, mais la réalité rattrape l’icône

La 2 CV incarne à elle seule une bonne partie de l’histoire des Français. Sa légende a d’ailleurs surpassé sa réalité, on ne résiste pas à la tentation de citer ce bon vieux John Ford : « Quand la légende est plus belle que la réalité, il faut écrire la légende ! »

  • Les 100 000 heureux propriétaires actuels de 2 CV, tous passionnés, préfèrent raconter l’épopée plutôt que les galères.
  • Impossible d’ignorer l’influence de la 2 CV : même la Renault 4L, quinze ans après, pioche dans son cahier des charges et connaîtra un succès phénoménal.
  • « Un parapluie sur quatre roues », disait son concepteur… Tout est dit, avec cet esprit minimaliste.

Du côté des prouesses et des (petits) miracles quotidiens :

  • Une simplicité de construction désarmante.
  • Une tenue de route surprenante grâce à sa suspension indépendante, véritable tapis volant ultra-radical de l’époque.
  • Des sièges à lanières synonymes de confort… rustique, certes, mais inimitable !
  • Une économie d’usage offerte par son petit moteur 2 cylindres à plat, reconnaissable (à cent mètres et même avec des bouchons d’oreilles) rien qu’au bruit.

Tout n’est pas rose au pays de la Deuche : défauts et grincements

Oh, elle brillait par son absence de prétention… mais pas d’imperfection !

  • La vitesse… parlons-en à voix basse, surtout en côte. Ce n’est décidément pas pour les amateurs de sensations fortes.
  • L’hiver au volant tenait de la discipline d’endurance glacée (bonnet obligatoire en série, non ?).
  • La finition s’avérait pour le moins « perfectible », et son prix n’a jamais été aussi doux que son image le laissait croire.

La 2 CV ne brille guère face aux normes sécuritaires actuelles. L’auteur, lors de ses essais pour le site POA, avoue que conduire une Deuche aujourd’hui donne quelques sueurs froides. On pense tous à la scène mythique du Corniaud (oui, un peu bidonnée… mais hilarante !).

La 2 CV : facteur social et madeleine à anecdotes

Malgré ses faiblesses, la 2 CV demeure un joyau de notre mémoire collective. Son super-pouvoir secret ? Elle donne immanquablement le sourire à son conducteur… et à tous ceux qu’il croise ! On ne compte plus les anecdotes – vraies ou farfelues – qui circulent autour d’elle. En 2 CV, on n’est jamais seul bien longtemps.

Côté portefeuille, la cote fait de l’ascenseur :

  • Entre 4000 et 10 000 euros selon le modèle et l’état, selon la source.
  • La version Charleston, les séries spéciales ou les très anciennes (d’avant 1960) font tourner les têtes et ouvrent les portefeuilles.

Un essai récent d’une 2 CV de 1958 ? “Avec une dizaine de chevaux sous le capot, cette voiture est dangereuse au sein de la circulation actuelle”, déclare l’auteur. Les versions des années 70 à 90, plus puissantes, sont les seules à offrir encore le plaisir de la Deuche, sans trop se faire peur.

Conclusion : La 2 CV fait toujours rêver, tout en faisant aujourd’hui grincer des dents… Qu’on la traite de relique ou de géniale invention, impossible d’y rester indifférent. Un conseil aux nostalgiques ? Si un voisin vous propose un tour, sautez à bord – sourire, anecdotes et vibration garanties !

Ancien garagiste, Marc met à profit son expérience pour décrypter le monde de l’automobile. Il partage conseils, avis techniques et astuces d’entretien pour tous les conducteurs. Passionné de mécanique, il aime rendre la technique accessible à chacun.

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